Back to the USSR—and Farther: Russia’s War Against Ukraine, Mnemonic Abuse, and Memoricide

Back to the USSR—and Farther: Russia’s War Against Ukraine, Mnemonic Abuse, and Memoricide

🎙 Nataliya Shpylova-Saeed 👥 7K 📅 13 juillet 2026 ⏱ 88 min 👁 166 📄 conférence universitaire 🧭 2026-08-16
Disponible en : Français (actuel) English

Mots-clés

mémoire culturellemémoricideabus mnémoniquenostalgie soviétiqueguerre Russie-Ukraine

Résumé

La conférence de Nataliya Shpylova-Saeed, intitulée « Back to the USSR—and Farther », analyse les stratégies mnémoniques employées par la Russie pour justifier sa guerre contre l’Ukraine. Elle introduit les concepts d’abus mnémonique et de mémoricide, distinguant leurs mécanismes et leurs conséquences. L’abus mnémonique, par la répétition de récits dominants, vise à internaliser ces derniers et à marginaliser les alternatives, tandis que le mémoricide détruit les mémoires concurrentes et impose un récit d’État. L’argumentation s’appuie sur l’analyse des émissions télévisées du Nouvel An en Russie depuis 1991, montrant comment la nostalgie de l’URSS, la glorification de l’Empire russe et le dénigrement de l’Ukraine ont été progressivement intégrés dans la culture populaire. Elle souligne le rôle de la télévision et des concerts d’occupation dans la normalisation de l’agression. La conférence met en lumière la différence entre les pratiques mnémoniques russes et ukrainiennes, et conclut que le mémoricide vise à remplacer l’identité ukrainienne par une identité russe. L’approche est interdisciplinaire, mêlant études culturelles, histoire et sciences politiques.

165 mots

Évaluation critique

Valeur des informations & solidité de l’argumentation

La conférence offre une valeur informative élevée en proposant une grille d’analyse originale (abus mnémonique/mémoricide) pour comprendre les mécanismes de la propagande russe. L’argumentation est solide, appuyée sur des exemples concrets (discours présidentiels, émissions de variétés) et des références théoriques (Assmann, Arendt, Pomerantsev). La démonstration est progressive, montrant comment la nostalgie soviétique a été instrumentalisée pour préparer l’opinion publique à la guerre. La distinction entre abus mnémonique et mémoricide est claire et bien illustrée.

Rigueur scientifique, qualité des sources, adéquation du titre

La conférence s’appuie sur des sources académiques et des exemples médiatiques précis. Les références à Jan et Aleida Assmann, Hannah Arendt, et Peter Pomerantsev sont pertinentes et bien intégrées. Les sources primaires (discours, émissions) sont identifiées avec précision. Le titre est en adéquation avec le contenu, annonçant clairement la problématique. La rigueur scientifique est bonne, même si certaines interprétations pourraient être nuancées. Aucun commentaire n’a été fourni pour analyser les tendances du public.

162 mots

Adéquation titre / contenu

Le titre reflète parfaitement le contenu : la conférence explore la nostalgie soviétique et l'abus mnémonique comme stratégies de la guerre contre l'Ukraine.

Qualité & fiabilité

8/10

Conférence académique d'une chercheuse spécialiste des études de mémoire, s'appuyant sur des concepts théoriques reconnus (Assmann, Arendt) et des exemples concrets (discours du Nouvel An, concerts d'occupation). Les sources sont citées de manière précise, mais certaines affirmations reposent sur des interprétations personnelles.

Moments clés

Sources citées

  • Page de l'événement HURI — Description de la conférence et informations sur l'intervenante.

Sources concordantes

  • Page de l'événement HURI — La description de l'événement reprend les thèmes clés de la conférence.

Apport & nouveautés

La conférence apporte une contribution originale en proposant le concept d’abus mnémonique comme précurseur du mémoricide, et en l’appliquant à l’analyse de la propagande russe. Elle met en lumière le rôle de la culture populaire (émissions de Nouvel An, concerts) dans la construction d’un consensus mnémonique. L’analyse des discours présidentiels russes sur une longue période (1991-2024) offre une perspective diachronique précieuse.

Pour aller plus loin :

  • Mémoire culturelle — Concept central de la conférence, développé par Jan et Aleida Assmann.
  • Mémoricide — Terme introduit par Mirko Grmek, utilisé pour décrire la destruction délibérée de la mémoire d’un groupe.
  • Hannah Arendt — Philosophe dont les travaux sur la banalité du mal sont évoqués pour comprendre le rôle des masses dans les régimes autoritaires.

122 mots

Profil radar

Le profil radar montre une conférence équilibrée, avec des scores élevés en quantité et qualité d'information, ainsi qu'en fiabilité. Le niveau technique est également bon, indiquant une certaine profondeur académique. La conférence est donc une ressource fiable et riche pour comprendre les enjeux mnémoniques de la guerre en Ukraine.

Fiabilité 8/10