Appeler 'Marc Bloch' l’Université de Strasbourg | ENS-PSL

Appeler 'Marc Bloch' l’Université de Strasbourg | ENS-PSL

🎙 Catherine Maurer 👥 75K 📅 27 janvier 2026 ⏱ 34 min 👁 264 📄 exposé scientifique 🧭 2026-08-06
Disponible en : Français (actuel) English

Mots-clés

Marc BlochUniversité de Strasbourgdénominationannées 1990mémoire historique

Résumé

L’exposé de Catherine Maurer, professeure d’histoire contemporaine, s’inscrit dans une journée d’études consacrée à ‘Ce que l’historien fait à la cité’. Elle revient sur l’échec du baptême de l’Université des sciences humaines de Strasbourg (USHS) au nom de Marc Bloch, survenu le 6 mai 1994. Elle retrace d’abord la mémoire de Marc Bloch au sein de l’université, notamment à travers des ouvrages commémoratifs et des lieux qui lui sont associés. Puis elle analyse le processus de dénomination dans les années 1990, s’appuyant sur des procès-verbaux du conseil d’administration et des entretiens avec les anciens présidents. Elle détaille les débats et les votes successifs, où le nom de Marc Bloch arrive en tête mais sans majorité qualifiée. Elle évoque les arguments pour et contre, notamment la durée de présence de Bloch à Strasbourg et sa notoriété. Elle souligne le rôle accélérateur de la découverte des archives de Bloch en ex-URSS. Finalement, elle montre que malgré l’échec de 1994, cette tentative a paradoxalement contribué à sortir la mémoire de Bloch du cercle des spécialistes. L’exposé se conclut sur une réflexion sur les enjeux de la dénomination des universités.

186 mots

Évaluation critique

L’exposé de Catherine Maurer est une contribution scientifique solide, fondée sur une exploitation rigoureuse de sources variées : procès-verbaux du conseil d’administration, entretiens avec les acteurs, travaux d’historiens comme Olivier Dumoulin. La démarche est clairement explicitée, avec une attention aux limites de la méthode (témoignages oraux, caractère encore exploratoire). L’argumentation est bien construite, montrant la complexité du processus de dénomination et les résistances rencontrées. La qualité des sources est bonne, même si l’on peut regretter l’absence de consultation des archives complètes de l’université. L’adéquation entre le titre et le contenu est parfaite. Le niveau technique est adapté à un public universitaire, mais reste accessible. L’exposé apporte un éclairage précis sur un épisode peu connu de l’histoire de l’université de Strasbourg, et s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire et l’identité des institutions. On peut toutefois noter que l’exposé est encore une ébauche, comme le dit l’autrice, et que certaines affirmations mériteraient d’être approfondies. La présence de la séquence publicitaire n’est pas mentionnée, mais elle n’affecte pas la qualité du contenu. En conclusion, il s’agit d’un exposé de qualité, rigoureux et bien documenté, qui mérite une note élevée.

189 mots

Adéquation titre / contenu

Le titre est fidèle au contenu : l'exposé porte bien sur la question de la dénomination de l'Université de Strasbourg en hommage à Marc Bloch.

Qualité & fiabilité

8/10

Exposé universitaire s'appuyant sur des sources primaires (procès-verbaux, entretiens) et des travaux d'historiens reconnus. La démarche est rigoureuse, les limites sont signalées, mais certaines affirmations reposent sur des témoignages oraux non vérifiés.

Moments clés

Sources citées

  • Savoirs ENS — Plateforme de vidéos et podcasts de l'ENS, où est hébergé l'exposé.
  • Site de l'ENS-PSL — Site officiel de l'École normale supérieure, mentionné dans la description.
  • Chaîne YouTube ENS-PSL — Chaîne officielle de l'ENS-PSL, où la vidéo est publiée.

Sources concordantes

  • Olivier Dumoulin, Marc Bloch, une biographie — Ouvrage cité par l'autrice, qui analyse la mémoire de Marc Bloch et l'échec du baptême.

Apport & nouveautés

L’exposé apporte un éclairage original sur un épisode peu documenté de l’histoire de l’université de Strasbourg : la tentative de dénomination en hommage à Marc Bloch. Il s’appuie sur des sources primaires (procès-verbaux, entretiens) et met en évidence les débats et les résistances. Il contribue à la réflexion sur la mémoire des institutions et sur les critères de choix des noms.

Pour aller plus loin :

111 mots

Profil radar

Le profil radar montre une bonne performance sur tous les axes, avec une légère supériorité en qualité et fiabilité de l'information, reflétant la rigueur de l'exposé universitaire.

Fiabilité 8/10